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Pompe à Chaleur ou Radiateurs Électriques ?

Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur
Par Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur ·

Le problème du chauffage électrique dans le Pas-de-Calais

Le Pas-de-Calais concentre un parc de logements particulièrement exposé à la problématique du tout-électrique. Dans les bassins résidentiels d'Arras, de Lens, de Béthune, de Calais et du littoral opalien, des milliers de pavillons construits entre 1975 et 1995 ont été équipés, à l'époque de leur construction, de convecteurs électriques à effet Joule. Ces appareils, surnommés "grille-pains" dans le secteur du bâtiment, convertissent 1 kWh d'électricité en exactement 1 kWh de chaleur, sans aucun effet multiplicateur. Le résultat, des décennies plus tard, est sans appel : des factures de chauffage qui pèsent lourd sur les ménages, surtout dans un territoire où le tissu économique reste fragile.

Les zones les plus touchées sont précisément celles qui ont connu un développement pavillonnaire intense dans les années de reconstruction ou de croissance industrielle. Le bassin minier — Lens, Liévin, Hénin-Beaumont, Noeux-les-Mines, Bruay-la-Buissière — regorge de pavillons individuels hérités des Trente Glorieuses, souvent mal isolés, équipés de convecteurs vieillissants et classés en DPE E, F ou G. Le littoral, de Calais à Boulogne-sur-Mer en passant par Le Touquet-Paris-Plage et Berck, présente également un fort taux de résidences secondaires et de logements anciens tout-électriques, exposés aux vents marins qui accentuent la sensation de froid et les déperditions thermiques.

Le climat du Pas-de-Calais est de type océanique, avec des hivers doux et humides, des températures hivernales rarement inférieures à -5°C (la moyenne de janvier à Arras est de 3°C, à Boulogne-sur-Mer elle dépasse même 4°C grâce à l'influence maritime), mais avec un vent fréquent qui accentue le ressenti de froid et les besoins de chauffage. Paradoxalement, ce climat est l'un des plus favorables à l'installation d'une pompe à chaleur air/eau ou air/air en France, précisément parce que les températures extérieures restent modérées et permettent à la PAC de fonctionner avec un excellent rendement tout l'hiver. Les propriétaires qui persistent à chauffer leurs logements avec des convecteurs électriques passent donc à côté d'une opportunité majeure d'économies, dans un département où les conditions climatiques sont pourtant idéales pour la transition vers la PAC.

Tableau comparatif : pompe à chaleur contre radiateurs électriques

Pour comprendre concrètement ce qui différencie ces deux technologies, voici une comparaison détaillée sur les critères les plus importants pour un propriétaire dans le Pas-de-Calais.

CritèreRadiateurs électriquesPompe à chaleur
Rendement énergétique (COP)1 (effet Joule pur)3 à 4,5 selon modèle et température
Coût d'installationFaible (500-1 500 €)Air/Air : 3 000-8 500 € — Air/Eau : 8 500-16 000 €
Facture annuelle (100 m²)2 200 à 3 000 €/an700 à 1 200 €/an
Économies annuellesAucune1 000 à 2 000 €/an en moyenne
Aides disponiblesAucune (effet Joule exclu)MaPrimeRénov' + CEE + Éco-PTZ disponibles
Eau chaude sanitaireNon intégréePossible avec PAC air/eau ou ballon thermodynamique
Rafraîchissement estivalImpossibleOui (réversible), utile lors des canicules
Confort thermiqueChaleur sèche, air dessèchantChaleur douce et homogène, humidité préservée
Impact DPEClasse F ou G fréquenteRemontée de 2 à 3 classes possible
Durée de vie10 à 15 ans15 à 20 ans avec entretien régulier

La comparaison est sans équivoque sur le plan des performances énergétiques. Là où un convecteur électrique restitue 1 kWh de chaleur pour 1 kWh consommé, une pompe à chaleur air/eau récente, bien dimensionnée pour le climat doux du Pas-de-Calais, affiche un COP (coefficient de performance) compris entre 3,2 et 4,5 en conditions réelles hivernales. Concrètement, elle produit entre trois et quatre fois plus de chaleur qu'elle ne consomme d'électricité, en puisant l'énergie gratuite contenue dans l'air extérieur.

Simulation sur 10 ans pour une maison de 100 m² dans le Pas-de-Calais

Prenons l'exemple d'un pavillon représentatif du département : 100 m² habitables, construit dans les années 1980 à Lens ou à Arras, avec une isolation modeste et des convecteurs électriques en place depuis la construction. Le propriétaire consomme actuellement environ 18 000 kWh d'électricité par an pour le chauffage seul, soit une facture annuelle d'environ 2 700 euros au tarif réglementé 2026. Avec une hausse de l'électricité estimée à 3 % par an — hypothèse conservatrice au regard des évolutions récentes — voici ce que donnent les deux scénarios sur dix ans.

AnnéeCoût annuel convecteursCoût annuel PAC air/eauÉconomie annuelle
20262 700 €900 €1 800 €
20272 781 €927 €1 854 €
20282 864 €955 €1 909 €
20292 950 €983 €1 967 €
20303 039 €1 013 €2 026 €
20313 130 €1 043 €2 087 €
20323 224 €1 075 €2 149 €
20333 320 €1 107 €2 213 €
20343 420 €1 140 €2 280 €
20353 523 €1 174 €2 349 €
Total 10 ans30 951 €10 317 €20 634 €

En partant d'un investissement de 12 000 euros pour une PAC air/eau complète, après déduction des aides (MaPrimeRénov' + CEE, soit environ 7 000 euros récupérables pour un ménage aux revenus intermédiaires), le reste à charge net s'établit autour de 5 000 euros. Les économies générées sur dix ans dépassent 20 000 euros. Le retour sur investissement est atteint avant la quatrième année. Ces chiffres, calculés dans les conditions climatiques réelles du Pas-de-Calais, illustrent pourquoi la PAC est aujourd'hui considérée comme l'investissement de rénovation le plus rentable pour un logement tout-électrique.

Dans le Pas-de-Calais, le climat océanique maintient des températures hivernales modérées : même par grand froid, la PAC fonctionne à son meilleur rendement. Les rares pointes de froid sous -5°C, observées quelques jours par an dans l'intérieur des terres autour de Saint-Omer ou d'Hesdin, sont gérées par la résistance d'appoint intégrée à la plupart des PAC air/eau modernes, sans pénaliser significativement la facture annuelle.

Les avantages concrets de la pompe à chaleur dans le Pas-de-Calais

Une chaleur douce et un confort supérieur

Le premier reproche souvent formulé contre les convecteurs électriques est le confort thermique médiocre qu'ils procurent. Leur chaleur sèche et rayonnante assèche l'air ambiant, irrite les voies respiratoires et crée des zones de température inégales dans les pièces. La pompe à chaleur air/eau, couplée à des radiateurs à eau basse température ou à un plancher chauffant, diffuse une chaleur homogène et douce qui enveloppe l'ensemble de la pièce. L'humidité naturelle de l'air est préservée, ce qui est particulièrement appréciable dans le Pas-de-Calais où l'air océanique entretient naturellement un taux d'humidité favorable à la respiration.

La climatisation en été : un avantage sous-estimé

Le Pas-de-Calais n'est pas réputé pour ses étés caniculaires, et pourtant les canicules de 2019, 2022 et 2023 ont rappelé que le département n'est pas à l'abri de pointes de chaleur exceptionnelles. Certaines communes de l'intérieur, loin de l'influence maritime apaisante, ont enregistré des températures dépassant 38°C. Une PAC réversible — qu'elle soit air/air ou air/eau avec système de rafraîchissement — permet d'offrir une fraîcheur naturelle dans ces périodes, sans investissement supplémentaire. Pour les propriétaires de résidences secondaires sur le littoral, louer leur bien avec la mention "climatisation" ouvre également de nouvelles perspectives commerciales.

L'eau chaude sanitaire intégrée

Nombre de logements tout-électrique du Pas-de-Calais disposent également d'un chauffe-eau électrique classique — dit à accumulation — qui représente à lui seul 15 à 20 % de la consommation électrique annuelle du foyer. En optant pour une PAC air/eau complète intégrant la production d'eau chaude sanitaire, ou en installant un ballon thermodynamique (entre 2 500 et 4 500 euros, aidé lui aussi par MaPrimeRénov'), les ménages réduisent encore davantage leur consommation. Un ballon thermodynamique consomme trois fois moins d'électricité qu'un chauffe-eau électrique classique pour produire la même quantité d'eau chaude.

La valorisation immobilière du logement

Le marché immobilier du Pas-de-Calais — que ce soit à Arras, à Boulogne-sur-Mer, à Calais ou dans les communes du bassin minier — intègre désormais de façon croissante la performance énergétique dans les prix de vente. Un logement classé DPE C ou D, équipé d'une PAC, se vend en moyenne 10 à 15 % plus cher qu'un bien équivalent classé F ou G avec des convecteurs électriques, selon les études récentes de la Chambre des Notaires et de l'ADEME. Dans un marché local où les prix au mètre carré restent modérés, cette valorisation de plusieurs milliers d'euros représente une part significative de la plus-value à la revente.

Les solutions d'installation adaptées au Pas-de-Calais

La PAC air/air : le remplacement direct et économique

Pour les logements où les convecteurs sont encore en état de fonctionnement mais où le propriétaire souhaite réduire sa facture sans travaux lourds, la PAC air/air constitue la solution la plus rapide et la moins coûteuse. Installée en une journée, elle consiste à poser une unité extérieure et une ou plusieurs unités intérieures (splits muraux) reliées par un circuit frigorifique. Son coût d'installation varie entre 3 000 et 8 500 euros selon la surface à couvrir et le nombre de pièces, et elle peut diviser par deux à trois la consommation de chauffage. Elle est particulièrement adaptée aux maisons de plain-pied ou aux appartements. Son seul inconvénient : elle ne gère pas l'eau chaude sanitaire, qui reste à la charge d'un autre équipement.

La PAC air/eau : la solution complète pour les pavillons

La PAC air/eau est la solution la plus performante et la plus complète pour les maisons individuelles du Pas-de-Calais. Elle nécessite la création d'un réseau hydraulique interne (radiateurs à eau ou plancher chauffant), ce qui représente un investissement plus conséquent : entre 8 500 et 16 000 euros tout compris, avant aides. En revanche, elle assure la totalité des besoins de chauffage et, avec un ballon tampon, également la production d'eau chaude sanitaire. Pour un pavillon de 100 à 150 m² typique de Lens, d'Arras ou de Boulogne-sur-Mer, elle représente le choix le plus rentable sur le long terme, avec un COP moyen en conditions réelles de 3,5 à 4 dans le climat du département.

La solution mixte : PAC + quelques convecteurs conservés

Pour les budgets contraints ou les logements dont la configuration complique l'installation d'un réseau hydraulique complet (maisons sur plusieurs niveaux avec planchers bois, par exemple), une solution intermédiaire consiste à installer une PAC air/air pour assurer 70 à 80 % des besoins de chauffage, tout en conservant quelques convecteurs électriques dans les pièces secondaires ou les salles de bains. Cette approche réduit le coût de l'opération et permet quand même de diviser la facture par deux. Elle reste éligible aux aides si la PAC représente le système de chauffage principal.

Aides et financement disponibles dans le Pas-de-Calais en 2026

Le remplacement d'un chauffage tout-électrique par une pompe à chaleur bénéficie d'un ensemble d'aides publiques significatives, cumulables entre elles, qui rendent l'investissement accessible à la grande majorité des ménages du Pas-de-Calais.

MaPrimeRénov' : jusqu'à 5 000 euros

Gérée par l'Agence Nationale de l'Habitat (ANAH), MaPrimeRénov' prend en charge une partie du coût d'installation d'une PAC air/eau selon les revenus du ménage. Pour un ménage aux revenus modestes dans le Pas-de-Calais (plafonds définis en fonction de la composition du foyer et de la zone géographique B2 pour la plupart des communes du département), la prime peut atteindre 5 000 euros pour une PAC air/eau. Pour les ménages aux revenus très modestes, le taux de prise en charge est encore plus élevé. La demande s'effectue en ligne sur le site officiel Mon Accompagnateur Rénov' avant le début des travaux.

Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : jusqu'à 4 000 euros

Les fournisseurs d'énergie (EDF, Total Energies, Engie...) sont obligés par la loi de financer des économies d'énergie chez les particuliers. En échange de l'installation d'une PAC, ils versent une prime CEE qui peut atteindre 4 000 euros selon les offres du moment et le volume de travaux. Cette aide est cumulable avec MaPrimeRénov' et n'est soumise à aucune condition de revenus. Elle est versée directement par l'installateur, qui récupère les certificats et déduit la prime du devis.

L'Éco-PTZ : jusqu'à 15 000 euros sans intérêts

L'Éco-Prêt à Taux Zéro permet de financer le reste à charge après aides sans payer d'intérêts, sur une durée pouvant aller jusqu'à 15 ans. Il est accessible dans la quasi-totalité des banques françaises et peut atteindre 15 000 euros pour une seule opération (installation d'une PAC), ou 30 000 euros dans le cadre d'une rénovation globale associant isolation et PAC. C'est l'outil idéal pour les ménages du Pas-de-Calais qui souhaitent engager la rénovation sans mobiliser de capital disponible.

Le bonus sortie de passoire thermique et la TVA à 5,5 %

Les logements classés F ou G bénéficient d'un bonus spécifique dans le cadre de MaPrimeRénov', dit "bonus sortie de passoire thermique", qui majore les aides de 1 000 à 1 500 euros supplémentaires lorsque les travaux permettent de sortir définitivement de la classe G ou F. Par ailleurs, l'ensemble des travaux d'installation d'une PAC dans une résidence principale de plus de deux ans bénéficie de la TVA réduite à 5,5 % (au lieu de 20 %), ce qui représente une économie directe de plusieurs centaines d'euros sur la facture de l'installateur.

Pour bénéficier de MaPrimeRénov', les travaux doivent impérativement être réalisés par un installateur certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement). Dans le Pas-de-Calais, plusieurs dizaines d'entreprises locales détiennent cette certification pour l'installation de pompes à chaleur. Il est fortement conseillé d'obtenir au moins trois devis comparatifs avant de s'engager.

DPE et obligations réglementaires : ce que les propriétaires du Pas-de-Calais doivent savoir

La législation sur la performance énergétique des logements a durci ses exigences de façon significative ces dernières années, et le calendrier réglementaire pèse désormais directement sur les décisions des propriétaires bailleurs du Pas-de-Calais.

Depuis le 1er janvier 2025, il est interdit de mettre en location ou de renouveler le bail d'un logement classé G au diagnostic de performance énergétique (DPE). Cette interdiction concerne directement des milliers de logements du bassin minier et des zones pavillonnaires du département, où les passoires thermiques sont nombreuses. En 2028, ce sera au tour des logements classés F d'être frappés par cette interdiction. En 2034, ce sera la classe E.

Pour un propriétaire bailleur qui loue un pavillon des années 1980 à Hénin-Beaumont, Béthune ou Calais avec des convecteurs électriques — ce qui conduit quasi mécaniquement à une étiquette F ou G — l'enjeu est existentiel : soit rénover, soit vendre. Dans ce contexte, l'installation d'une PAC air/eau associée à un renforcement de l'isolation peut faire passer un logement de l'étiquette G à l'étiquette D en une seule opération, le rendant à nouveau légalement louable et beaucoup plus attractif sur le marché locatif local.

Les locataires, de leur côté, sont de mieux en mieux informés sur la performance énergétique des logements qu'ils louent. Un logement équipé d'une PAC et classé C ou D se loue plus vite, avec moins de vacance locative, et peut justifier un loyer légèrement supérieur à la moyenne du marché — ce qui accélère encore le retour sur investissement pour le bailleur.

Cas concret : un pavillon des années 80 à Lens reconverti à la PAC

Voici un exemple représentatif de ce que vivent de nombreux propriétaires dans le Pas-de-Calais, reconstitué à partir de situations réelles observées dans le département.

Fabien et Martine sont propriétaires d'un pavillon de 110 m² construit en 1982 dans la périphérie de Lens. Le logement est chauffé par neuf convecteurs électriques d'origine, pour la plupart dépassés et peu régulables. La facture d'électricité annuelle du couple dépasse 3 200 euros, dont plus de 2 800 euros pour le seul chauffage. Le DPE établi en 2023 classe le logement en catégorie F, avec une étiquette gaz à effet de serre E. Le couple envisage de louer le bien dans quelques années pour compléter leurs retraites, mais l'interdiction de location des logements classés F à partir de 2028 les oblige à agir rapidement.

Après consultation d'un conseiller France Rénov' à l'Espace Conseil de la Communauté Urbaine d'Arras, ils décident d'opter pour une solution complète : une PAC air/eau de 10 kW, un jeu de cinq radiateurs à inertie eau basse température, la dépose des convecteurs, et un ballon thermodynamique pour l'eau chaude sanitaire. Le devis total s'élève à 14 500 euros TTC.

  • MaPrimeRénov' (ménage revenus intermédiaires) : 4 200 euros
  • Prime CEE versée par l'installateur : 2 800 euros
  • Bonus sortie de passoire thermique : 1 000 euros
  • TVA à 5,5 % (déjà incluse dans le devis) : 1 300 euros économisés
  • Reste à charge après aides : environ 6 500 euros
  • Éco-PTZ souscrit sur 10 ans : 6 500 euros à taux zéro

Résultat : la mensualité de remboursement de l'Éco-PTZ est de 54 euros par mois, soit 648 euros par an. La facture de chauffage et d'eau chaude tombe de 3 200 euros à environ 1 050 euros. L'économie nette dès la première année est donc de 3 200 - 1 050 - 648 = 1 502 euros, sans avancer un seul euro de fonds propres. Le DPE passe de F à C après travaux, le bien est légalement louable et valorisé sur le marché immobilier de Lens. Fabien et Martine ont également opté pour l'option réversible de la PAC, ce qui leur permet de louer le bien avec la mention "climatisation" — un argument commercial distinctif dans cette zone du Pas-de-Calais.

Notre verdict : la pompe à chaleur, l'investissement de rénovation le plus rentable dans le Pas-de-Calais

Pour un logement tout-électrique dans le Pas-de-Calais, il n'existe pas, en 2026, d'investissement de rénovation avec un meilleur rapport coût/bénéfice que la pompe à chaleur. Les conditions sont réunies à tous les niveaux : un climat océanique doux idéal pour le fonctionnement de la PAC, des aides publiques historiquement élevées, un parc de logements massivement équipé de convecteurs inefficaces, et une pression réglementaire qui rend la rénovation incontournable pour les propriétaires bailleurs.

Le retour sur investissement est rapide — entre 4 et 7 ans selon la situation — et les économies générées sur la durée de vie de l'équipement (15 à 20 ans) dépassent largement le coût initial, même en tenant compte des frais d'entretien annuels (150 à 250 euros par an pour une PAC air/eau). Le confort thermique est amélioré, la valeur du bien est rehaussée, et la conformité aux futures obligations réglementaires est assurée.

Les ménages qui hésitent encore, convaincus que leur vieux convecteur "fait très bien l'affaire", oublient que chaque année supplémentaire avec des convecteurs électriques représente en moyenne 1 500 à 2 000 euros d'économies non réalisées. Attendre est, en soi, une dépense.

Pour aller plus loin

Sources

  • France Rénov' — Portail officiel des aides à la rénovation énergétique : france-renov.gouv.fr
  • ADEME (Agence de la Transition Écologique) — Guide des pompes à chaleur, données de performance et retours d'expériences : ademe.fr
  • ANAH (Agence Nationale de l'Habitat) — Barèmes MaPrimeRénov' 2026 et conditions d'éligibilité : anah.gouv.fr
  • Ministère de la Transition Écologique — Calendrier d'interdiction de location des passoires thermiques (loi Climat et Résilience) : ecologie.gouv.fr
  • Observatoire de l'immobilier durable — Étude sur la décote des logements classés F et G en France, 2025 : observatoire-immobilier-durable.fr
  • Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) Hauts-de-France — Données sur le parc de logements du Pas-de-Calais : hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr

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